mercredi 6 février 2013

Paru dans Direct Matin le 7 février 2013


PROCHE-ORIENT : OBAMA RELANCE L’ESPOIR

Proche-Orient : Obama relance l’espoir
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CI-DESSUS
Benyamin Netanyahu et Barack Obama en 2011.
Barack Obama va effectuer sa première visite en tant que président au Proche-Orient au printemps. Un moment clé de son mandat.
Une nouvelle tradition chez les présidents américains ? Comme son prédécesseur, George W. Bush,Barack Obama aura attendu son second mandat pour effectuer son premier déplacement en tant que chef d’Etat en Israël et dans les Territoires palestiniens.
Officialisé mardi soir, ce voyage aura lieu au printemps, aux alentours du 20 mars. Il aurait été programmé lors de la rencontre entre Obama et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, le 28 janvier dernier à Washington.
Une nouvelle offensive diplomatique se prépare donc, autant sur le dossier israélo-palestinien que sur celui du nucléaire iranien.

La donne a changé
Dès son entrée en fonction en janvier 2009, Barack Obama avait affiché son ambition de marquer l’Histoire en obtenant la paix au Proche-Orient. Signe fort, il avait réservé son premier appel à un dirigeant étranger au président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Il avait également nommé dans la foulée un envoyé spécial pour la région, George Mitchell.
Mais le président américain avait vite déchanté, et ses relations avec Benyamin Netanyahou en ont pâti. «Les deux hommes se détestent cordialement, analyse Sébastien Boussois, chercheur en sciences politiques à l’Université libre de Bruxelles.
Obama n’a jamais renoncé à faire plier le gouvernement israélien, mais il était coincé ces derniers mois lors de la campagne présidentielle, sous la pression du lobby israélien». Débarrassé de toute échéance électorale, il dispose désormais d’une marge de manœuvre accrue pour, comme l’ont indiqué hier des diplomates américains, «faire comprendre à Netanyahou qu’il ne faut pas négliger le processus politique».
L’arrivée au pouvoir d’un nouveau gouvernement en Israël change elle aussi la donne.«Netanyahou est à la merci des partis centristes, qui ont une approche beaucoup plus modérée» du conflit israélo-palestinien, analysait le quotidien Maariv.  

Le délicat dossier iranien
En se rendant dans la région, Obama compte aussi envoyer un message d’avertissement sans équivoque à l’Iran, dont les avancées nucléaires inquiètent Israël. Un Iran nucléaire «menace notre existence et la paix du monde entier», a estimé le président israélien Shimon Pérès en inaugurant mardi le nouveau Parlement israélien.
De nouvelles négociations avec l’Iran doivent se tenir le 26 février, mais aucune avancée n’est attendue. Alors que le vice-président américain Joe Biden avait averti lundi que «la fenêtre diplomatique se referme», la question est désormais de savoir si Barack Obama est prêt à soutenir des frappes israéliennes, aux conséquences incertaines, contre Téhéran.
«Le peuple iranien est prêt à marcher sur Israël pour l’anéantir s’il se lance dans une aventure contre Téhéran», a menacé hier le président Ahmadinejad. 
 Direct Matin

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