Par Sébastien Boussois
Depuis sa création en 2008, l’Assemblée
des Citoyens et Citoyennes de la Méditerranée (ACM) vise à favoriser la
consolidation de la parole et de l’action citoyennes à travers
l’organisation d’activités et de rencontres et la création d’espaces de
dialogue. Ses membres participent activement aux requis pour l’émergence
d’une citoyenneté et d’une communauté méditerranéennes des peuples.
L’ACM s’est aussi dotée d’une Charte constitutive
fondée sur les valeurs de démocratie, de liberté, de paix, ainsi que
sur le respect de la diversité culturelle et de la responsabilité
environnementale.
L’ACM a organisé cette année à Marseille
(France) à la Villa Méditerranée, sa cinquième rencontre, du 13 au 16
novembre dernier. Dans l’esprit des quatre Assemblées précédentes,
celle-ci a mis l’accent à nouveau sur le besoin qu’il y a de favoriser
l’émergence d’une communauté méditerranéenne des peuples qui puisse être
ancrée dans un espace politique méditerranéen commun. Les événements de
ces dernières années ont en effet démontré que les peuples de la
Méditerranée étaient en train d’écrire leur destin à travers leur
aspiration à la liberté, la consolidation des revendications portées par
les jeunes générations et le développement d’actions renforçant la
société civile (Tunis, 2011). Les Cercles locaux
de citoyens, groupements de citoyens soutenus par l’ACM, sont l’un des
éléments permettant de renforcer ces perspectives par leur établissement
régulier d’un diagnostic des crises en cours et leur formulation de
propositions d’actions communes (Volos, 2012). Les divers conflits qui
courent en Méditerranée ont certes un impact sur les modalités
d’organisation des sociétés civiles méditerranéennes mais ce n’est pas
pour autant qu’ils font barrage à l’action citoyenne (Istanbul, 2013).
Avec le soutien de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la rencontre était placée sous le thème : «Citoyenneté et construction d’une communauté méditerranéenne des peuples». La Méditerranée n’est pas seulement une mer. C’est aussi une histoire partagée, et un avenir en commun qui reste à construire. Certes, bien des initiatives régionales ont été initiées dans le but de resserrer les liens prévalant entre pays méditerranéens ; mais elles n’ont pas toujours obtenu les effets escomptés.
Partant de ce constat, les participants à la cinquième rencontre de l’ACM ont oeuvré, au regard de leurs expériences passées et présentes et des obstacles qu’ils continuent à encourir, à l’établissement de propositions concrètes pour la poursuite de la construction d’une communauté méditerranéenne des peuples. Outre les membres des Cercles de citoyens et du Conseil Consultatif de l’ACM, cette rencontre a ainsi réuni des experts et des représentants d’institutions publiques concernées par la citoyenneté méditerranéenne.
Avec le soutien de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la rencontre était placée sous le thème : «Citoyenneté et construction d’une communauté méditerranéenne des peuples». La Méditerranée n’est pas seulement une mer. C’est aussi une histoire partagée, et un avenir en commun qui reste à construire. Certes, bien des initiatives régionales ont été initiées dans le but de resserrer les liens prévalant entre pays méditerranéens ; mais elles n’ont pas toujours obtenu les effets escomptés.
Partant de ce constat, les participants à la cinquième rencontre de l’ACM ont oeuvré, au regard de leurs expériences passées et présentes et des obstacles qu’ils continuent à encourir, à l’établissement de propositions concrètes pour la poursuite de la construction d’une communauté méditerranéenne des peuples. Outre les membres des Cercles de citoyens et du Conseil Consultatif de l’ACM, cette rencontre a ainsi réuni des experts et des représentants d’institutions publiques concernées par la citoyenneté méditerranéenne.
Les citoyens méditerranéens, réunis dans
le cadre de l’Assemblée des citoyens et citoyennes de la Méditerranée
(ACM), ont consacré leur première journée d’échanges à la dimension
politique, économique et environnementale de la construction d’une
communauté méditerranéenne. Sur le front des crises politiques, c’est un
tableau sombre et sans appel qui a alimenté les échanges de la matinée,
largement consacrée à la dimension politique de l’intégration
méditerranéenne bloquée par le conflit israélo-palestinien et la guerre
en Syrie. Ces deux conflits ont suscité des débats d’autant plus
sensibles que les membres de l’agora ne voient pas de possibles clés de
sortie. Puis Le cercle ACM de Tirana a présenté les résultats d’une
enquête intitulée : “La Méditerranée, situation actuelle et perspective
d’avenir”, à laquelle ont participé 73 personnes de 18 pays
méditerranéens. 76 % ont estimé que l’ACM répondait partiellement à ces
défis. Dans un climat général de crise dans les pays membres de
l’association, les intervenants ont tenté à la fois de poser les
principaux problèmes observés, mais également de travailler sur des
solutions qui pourraient être proposées par la société civile. Les
intervenants ont dressé l’état des lieux déplorable de la construction
méditerranéenne. Les institutions, comme les politiques ont échoué.
Lors de la seconde journée, ce furent les dimensions sociales, culturelles et religieuses de la citoyenneté méditerranéenne qui étaient au cœur des débats des rencontres ACM. Les débats ont été organisés autour d’interventions portant sur l’égalité entre hommes et femmes, les migrations, l’intégration culturelle et le rôle de la religion dans l’affirmation de la citoyenneté.
Lors de la seconde journée, ce furent les dimensions sociales, culturelles et religieuses de la citoyenneté méditerranéenne qui étaient au cœur des débats des rencontres ACM. Les débats ont été organisés autour d’interventions portant sur l’égalité entre hommes et femmes, les migrations, l’intégration culturelle et le rôle de la religion dans l’affirmation de la citoyenneté.
Les participants sont repartis dans
leurs pays respectifs, forts de la richesse des discussions, des
rencontres avec les nouveaux membres, de la réflexion autour de nouveaux
projets entre les Cercles de citoyens, qui encouragent l’ACM à aller
encore plus loin pour les années à venir, afin de représenter une
véritable force citoyenne pour soutenir les transformations politiques,
économiques et sociales, majeures que traversent le bassin
méditerranéen. C’est une occasion unique pour elle de se présenter comme
une véritable réserve citoyenne et pacifique.



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